Journal de bord n°63
Cette semaine par Ali Berredouane, 2e lieutenant.

Gabiers dans la mâture.

POETIQUEMENT

ADIEU France


ADE France

Oh ! , chère vieux pays.
Il faut aujourd'hui nous quitter.
Je m'en vais comblé de bonheur et de joie.
Mon cœur français dans ma poitrine est tombé malade tout à coup.
Le seul médecin qui peut le guérir habite là bas, LA BOUDEUSE.
Pensez donc, je me languis de l'océan, des mers avec ces odeurs d'iodes et ces embruns.
Je rêve de cordages, de manœuvres et les ordres du capitaine.
Je me languis aussi je l'avoue, de LA BOUDEUSE, que je n'ai pas revue depuis treize mois.

ADE, mes amis, vous ne comprenez rien à ma tristesse, je vous serre de toutes mes forces sur mon cœur et pourtant il faut que je vous quitte.
Mes pieds tremblent d'impatience de fouler le pont et la mature.
Je serai de retour avant la fin du siècle, guéri je vous jure.
Je trouve une âme sœur quand je vois dans un rayon de lune LA BOUDEUSE majestueuse.
Elle m'aborde sans cérémonie et me dit "sois le bienvenu à bord, je vois que tu n'as pas changé. Tu cherches encore quelques compagnes galantes en ces lieux, mais tu trouveras difficilement crois-moi, en ces temps nouveaux ! ".


FACE CACHEE

Navire LA BOUDEUSE, au 30.000 mille détrône toutes les déesses des pays passés à la recherche des peuples disparus.
Nous sommes actuellement au détroit de Komodo en Indonésie, chez le peuple BADJAO.
Aussi simple et discret que l'ombre de LA BOUDEUSE au clair de lune.
Accueillant, d'une gentillesse et pourtant fragile, ne vivant que de pêche.
Mon Dieu, que de tristesse Vous me faites, créateur de peuples et certain s'estompe aux regards d'autres peuples.

FACE CONTRE FACE

Départ, vers un nouvel objectif, l'aventure continue.
Route au 278°.
Route au 278° Capitaine.


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