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 Ceux de l'odyssée
 Tour de France
 Echanges météo |   La Boudeuse, succédant à la jonque du même nom, a quitté la France pour un vaste tour du monde d'Est en Ouest. Au cours de ces 3 années, le navire et son équipage se consacrent essentiellement à la découverte de 8 peuples mal connus et/ou difficiles d'accès, disséminés entre l'Amérique du Sud, le Pacifique et l'Afrique. Ces "peuples de l'eau", comme n ous pouvons les appeller, sont relativement nombreux sur terre. Ceux qui ont été retenus pour ponctuer la nouvelle odyssée de La Boudeuse l'ont été pour leur originalité, la richesse de leur culture, leur diversité et leur isolement. | 1) "On les appelle Yuhup " Sans doute l’expédition la plus « prenante » intellectuellement de toutes les expéditions du tour du monde de « La Boudeuse ». Pour la troisième fois en 28 ans, je revenais partager la vie des Indiens Yuhup perdus au fin fond de l’Amazonie : naissances, mariages, morts… Sur une telle distance temporelle, toute la vie d’une microsociété isolée se révèle et se dévoile. |  | | 2) " A l'ombre des Géants" Une expédition étrange, à l’image du paravent chinois que l’on pousse pour découvrir ce qui se cache derrière. A l’île de Pâques, ce qui est caché derrière les mythes légendaires de l’île et la fixité de ses statues géantes, ce sont les descendants des anciens Rapa Nui qui vivent encore sur cette terre et dont on ne parle jamais. Ce sont eux qui nous intéressaient. C’est leur existence que nous avons partagée. |  | | 3) "Ceux de Fatu Hiva" Fatu Hiva est l’île la plus isolée de l’archipel des Marquises en Polynésie française : quelques centaines d’habitants, peu de contacts avec le monde extérieur, des contraintes de vie élastiques, cette île présente une forme concrète et presque parfaite de la réinterprétation du mythe occidental des mers du sud par les habitants des terres découvertes autrefois par les Européens. Une expérience de vie étrange mais harmonieuse avec ces polynésiens, français du bout du monde, pour qui le temps reste en adéquation avec une très « soutenable légèreté de l’être »... |  | | 4) " Ces hommes du paradis " De l’archipel des Tuamotu à Wallis et Futuna, tous les polynésiens vivant dans ces îles du Pacifique affirment habiter le paradis. Celui-ci existerait donc sur terre, conforme à l’utopie du mythe des mers du sud ? Avec « La Boudeuse », nous sommes allés y voir de plus près. Dans une recherche qui a duré des mois. Au bout du compte, c’est bien évidemment le monde réel qui a pris le dessus sur le rêve. Mais à défaut d’avoir découvert un paradis convenant à nos âmes compliquées d’occidentaux, sans doute avons-nous trouvé du bonheur dans cette longue quête à travers tout l’océan Pacifique. |  | | 5) " Au pays des Saa " Reliquats de temps révolus, les Saa de l’île Pentecôte au Vanuatu, perpétuent encore le rituel du saut du Gaul qui les voit chaque année se jeter de hautes tours de bois attachés par des lianes aux chevilles. Comme chez les Yuhup, nous avons découvert au fur et à mesure de notre vie avec ces hommes, l’essentiel de ce qui les mène : la recherche d’une existence propre située entre tradition et modernité. En somme : perdre le moins possible de son identité en préservant ses traditions, gagner le plus possible de facilité de vie en intégrant la modernité. Un pari pas toujours gagné d’avance mais qu’il était fascinant d’observer de près et pas à pas... |  | | 6) " Les bâtisseurs de la mer " Marins réputés des îles Célèbes en Indonésie, les Bugis construisent toujours à la main leurs grands navires traditionnels, les « Pininis ». Avec ces bateaux d’un autre âge, ils poursuivent comme du temps de Conrad un important commerce de cabotage dans les îles de l’archipel indonésien. Partager activement l’existence des charpentiers Bugis fut une expérience rare pour nous tous de « La Boudeuse ». Comme ensuite de naviguer de conserve avec l’une de ces « Pinisis » depuis le sud des Célèbes jusqu’aux îles de la Sonde en échangeant nos postes d’équipage avec les marins Bugis. Une expérience unique de navigation, faîtes d’échanges croisés comme il n’est plus guère possible d’en connaître aujourd’hui. |  | | 7) " L'archipel des Jarangas" On les surnomme souvent les « gitans de la mer » mais ils s’appellent entre eux les « Badjaos ». Descendants d’anciens nomades venus autrefois des côtes du Vietnam ou de la Chine, ils vivent maintenant entre les Philippines et l’Indonésie. Dans le détroit de Komodo, nous avons partagé l’existence des communautés Badjao les plus au sud de l’aire d’extension de ce peuple. De cette expérience de vie est ressortie pour nous une évidence déjà constatée partout ailleurs : nomadisme rime avec pauvreté matérielle et sédentarisation avec prospérité économique. Mais les Badjaos demeurent des hommes libres. |  | | 8) " Les fils de Simbad " Que reste-t-il aujourd’hui du grand commerce arabe dans l’océan Indien auquel participaient autrefois des milliers de boutres à voiles qui naviguaient des côtes de l’Arabie à celles de l’Inde et jusqu’à Zanzibar en Afrique ? Que peut-il rester encore de ce vaste commerce d’or, d’ivoire, d’esclaves, d’épices, d’encens, que chantaient les contes des milles et une nuit dont Sindbad le marin était le héros central ? Pour répondre à cette question, nous nous sommes lancés au milieu des derniers boutres du sultanat d’Oman et parmi les bédouins du désert de Bidiya. Une aventure longue et difficile dans un monde arabe souvent fermé sur lui-même. Avec au bout de la route, la vision d’un monde déchu. |  |  |